lundi 28 septembre 2009

1 Pierre 4,7 à 11 : préceptes de conduite

Préceptes de conduite généraux et pour la fin




Le Christ paru, Pierre considère que, au regard des siècles, l’humanité est entrée dans la phase finale de son histoire. La consommation de toutes choses est en route car, après le salut, il ne peut plus venir qu’une seule chose pour les hommes : le jugement. Une seule chose, écrira Pierre dans sa seconde épître, en retarde le moment : c’est le désir profond qu’a Dieu de faire entendre à tout homme, tout peuple, la bonne nouvelle du salut : 2 Pierre 3,9. Chaque jour qui s’ajoute dans le délai qui est donné à l’humanité n’a comme raison d’être qu’il est une occasion pour plusieurs d’entendre l’Evangile et l’appel de Dieu à la repentance. C’est un jour uniquement dû à la longue patience de Dieu. L’histoire de la prolongation du monde n’a, aux yeux de l’apôtre, qu’une explication : permettre à l’Eglise d’accomplir jusqu’au bout la mission que le Christ lui a confié lors de Son départ : Mat 28,18 à 20.



La consommation finale de toutes choses étant la réalité dans laquelle nous vivons depuis la venue de Jésus, Pierre nous donne ici plusieurs préceptes de conduite qui devraient être les nôtres dans cette perspective. Si le Père seul connaît le jour du jugement et du retour du Fils, Pierre nous dit dans sa seconde épître que nous pouvons par notre conduite hâter ce jour : 2 Pier 3,12. Tout autant que leurs actions directes d’évangélisation, la conduite des chrétiens est un élément de poids dans l’accomplissement du mandat confié à l’Eglise pour le monde. D’où l’insistance de l’apôtre à exhorter les chrétiens à être conséquents dans leur conduite avec ce qu’ils savent : en effet, toute perte de vue de la réalité dans laquelle nous vivons s’accompagne automatiquement d’un affaiblissement des principes moteurs de notre conduite, tant il est toujours vrai que la façon dont nous nous comportons découle directement de ce que nous croyons et qui habite nos pensées.



Analyse rapide des préceptes donnés ici par Pierre sur le sujet :



- appel à la sobriété et à la mesure dans la jouissance de toutes choses en vue de privilégier une priorité : la prière. Ce qui compte par-dessus tout dans notre vie n’est pas la plaisir ou la jouissance que nous pouvons trouver dans les choses, mais notre relation avec Dieu.



- la vigilance à maintenir entre nous un amour pratique et ardent. L’amour est le meilleur antidote pour résoudre les problèmes de conflits entre nous. Lui seul permet de couvrir, de faire disparaître, d’ôter de la vue tout ce qui pourrait nous blesser et nous amener les uns et les autres à ne plus nous fréquenter



- l’exercice de l’hospitalité qui inclut l’entraide pratique, l’accueil ou le partage d’un simple repas. Comportons-nous comme les gens faisant partie d’une vraie famille.



- l’esprit de service mutuel selon les dons que, dans sa grâce, Dieu nous a donné, qu’ils soient des dons plutôt liés à la parole, ou plutôt au service.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire